La Sicilia s’allontana
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Nel 1958 dopo che la mia casa è finita, concretizzo il mio sogno: acquistare una macchina. Ho imparato a guidare nel 1942 durante il servizio militare, ma non ho mai guidato. Supero l’esame pratico ma non riesco nell’esame del codice stradale. Ripasso la prova il 14 gennaio 1958: capito un eseminatore che suggerisce le risposte; sullo slancio compro una Simca Châtelaine. Passano alcuni mesi prima di consegnarmela, me ne servo solo la domenica, la settimana uso il mio motorino, è più economico.
En 1958 ma maison achevée, je concrétise un rêve: acquérir une voiture, J’ai appris à conduire wn 1942 au cours de mon service militaire, mais je n’ai mais conduit. J’obtiens facilement la conduite, mais je rate le code. Je repasse cette épreuve le 14 janvier 1958: je tombe sur un eximinateur qui donne les réponses; dans la coulée j’achète une Simca Châtelaine. Il me faut quelques mois pour l’avoir en main. Je m’en sers que la dimanche, la semaine j’utilise mon vélomoteur, c’est plus économique.
Arriva l’estate e partiamo per le vacanze in Sicilia. La macchina e carica zeppa. Partiamo tutti, anche la piccola Santina, nata il 12 settembre 1957. Per attraversare l’Italia occorrono tre giorni. Ritroviamo tutta la mia famiglia, in particolare Carmela non ha visto i suoi da 12 anni! Riprendo le vecchie abitudini come quella di approfittare del momento della giornata in cui in cui il sole è meno forte per chiacchierare con gli amici nella dolcezza della sera. Non è facile fare capire che in una quindicina d’anni ho potuto realizzare ciò che qua non hanno potuto fare nemmeno in tutta una vita. Dopo qualche giorno i bambini vogliono andarsene: torniamo a casa nostra: in Francia.
L’été arrivant, nous partons en vacances en Sicile. La voiture est pleine comme un oeuf, y compris la petite Santine née le 12 septembre 1957. Trois jours sont necessaires pour traverser l’Italie. Nous retrouvons toute la famille; en particulier Carmela qui n’as pas vu ses parens depuis douze ans! Je reprends mes anciennes habitudes comme celle-ci: profiter du moment de la journéee où le soleil est moins ardent, pour discuter longuement avec mes amis, dans la douceur du soir. Il n’est pas facile de faire admettre qu’en une quinzaine d’années j’ai pu réaliser ce qu’ici ils ne peuvent faire pendant toute une vie. Au bout de quelques jours, les enfants trouvent le temps long, nous revenons chez nous: en France.
Il 23 giugno 1960 la famiglia cresce, nasce il piccolo Giovanni. Da notare quest’evento che mi ricorda un debito nei riguardi del mio paese natale: una lettera mi domanda il rimborso della mia divisa militare. Ovviamente, avendo disertato, non ho masi avuto l’occasione di restituirla. Il prete della missione cattolica di Chambery risponde per parte mia ma non abbiamo nessuna risposta: quelli che sono rintracciati e presi sul posto sono mandati incarcere, mentre gli emigrati come me sono graziati.
Le 23 juin 1960 un petit Jean agrandit la famille. À noter un petit évènement qui vient me rappeler la dette envers mon pays natal: un cuurrier me demande le remboursement de ma tenue militaire. Bien sûr, évadé, je n’ai jamais eu l’occasion de la rendre. Le curé de la mission catholique de Chambéry répond à ma place et nous n’avons jamais de réponse; ceux qui sont attrapés sur place font de la prison, les expatriés, comme moi, sont graciés.
Come ogni anno, trascorriamo le vacanze a Milena. I figli man mano che crescono non vi si trovano bene. Così su consiglio dei miei cugini, i Cannella, affittiamo una casa a Asti, in Piemonte. Le vacanze sono piacevoli. Visitiamo la regione. I bambini passano le loro giornate fuori con i loro nuovi amici. Nel 1961 approfittiamo della nostra presenza per partecipare a Torino alla festa del Centenario del Risorgimento: Il Sessantuno.
Comme chaque année, nous passons nos vacances à Milena. Les enfants qui hrandissent ne s’y plaisent pas. Aussi sur le conseil de mes cousins, les Cannella, nous louons une maison à Asti, dans le Piémont. Les vacances sont agréables. Nous visitons la région. Les enfants passent leur journées dehors avec de nouveaux copains. En 1961, nous profitons de notre précence pour parteciper, à Turin, à la fête du Centenaire de l’Unité italienne: Le Sessantuno.
Gli affitti che incasso fanno crescere il mio risparmio. Senza mutuo, comincio la costruzione di una seconda casa; il 15 settembre del 1951 affitto senza difficoltà questa dimora. I bambini crescono; nel 1965 presto la mia macchina a Totò (diminuitivo di Salvatore). Ne ha bisogno per raggiungere la sua morosa a La Ravoire vicino Chambery: Suzanne Berthoud. Si sposano e vengono ad abitare da noi. Il 25 agosto nasce Stefano, primo nipotino di una lunga stirpe. I figli entrano nella vita attiva, fanno vari mistieri. Non avendo più figli a carico e grazie ai mie risparmi e all’eredità dei miei genitori, decido di comprare ad Asti una residenza secondaria: vi trascorreremo le vacanze estive.
Les loyers que j’encaisse gonflent mon bas de laine. Sans emprunt, j’entame la construction d’une deuxième maison: le 15 septembre 1951 je loue, sans difficulté, cette demeure. Les enfants grandissent. En 1965 je prête ma voiture à Totò (diminutif de Salvatore). Il en a besoin pour rejoindre sa bien-aimée à La Ravoire près de Cambéry: Suzanne Berthoud. Ils se marient et viennent habiter chez nous. Le 25 août vient au monde Stéphane, premier petit-fils d’une longue lignée. Les enfants entrent dans la vie active, exercent divers métiers. N’ayant plus d’enfants à charge, grâce è mes économies et à l’heritage de mes parents, je décide d’acheter à Asti une résidence secondaire; nous y passerons nos vacances d’été.
Salvatore investe anche lui nell’acquisto di un terreno di 5 mila metri quadrati a Chemin de la Mentez. Costruisce la sua casa e dà alcune particelle ai fratelli e alle sorelle, così si sono radunati nello stesso quartiere. Carmelo rimane a casa nostra per dieci anni, continuando le usanze dei suoi fratelli e dividendo la sua paga con noi. Compriamo un immobile insieme ed è per lui che faccio questo acquisto. E’ lui che ci aiuta di più: quando morirò questo bene sarà suo, da vivo ne prenderò l’affitto.
Salvatore. à son tour, investit dans l’achat d’un terrain de 5 mille mètres à Chemin de la Mentez. Il construit sa maison et cède des parcelles à ses frères et soeurs. Ainsi ils sont réunis dans un même quartier. Mon fils Carmelo reste sous notre toit pendant dix ans, perpétuant l’habitude de ses frères et soeurs partagent son saliare avec nous; nous achetons un immeuble ensemble, c’est à l’intention de Carmelo que je fais cette acquisition. C’est lui qui nous aide le plus: à mon mort ce bien lui reviendra, mais j’en garde le profit généré durant mon vivant.
Carmelo va spesso a Milena per cercare moglie, ma il mezzano – quest’usanza esiste ancora in Sicilia – non sembra attivo a svolgere il suo compito e questa ragazza si fa aspettare. Finisco per spingerlo un po’. Va spesso a Cusy per aiutare un agricoltore a fare il fieno e finalmente si sposa con la sua figlia. I figli ora sono tutti sposati, tutti sereni: ognuno ha la sua casa. Nascono i nipotini: Severine, Julie, Aurelien, Jerome, Stefhane, Sandra, Nicolas, Sophie, Anaîs, Alexandre, Julien e Jeremy.
Carmelo il se rend souvent à Milena pour chercher une épouse, mais l’entremetteur – car ce principe existe toujours en Sicile – ne semble pas vouloir jouer son rôle: cette jeune fille italienne se fait trop attendre. Je finis par le bousculier, il se rend souvent à Cusy por aider un cultivateur à faire les foins: finalement il se marie avec sa fille. Tous les enfants sont mariés, tous à l’abri, chacun ayant sa maison. Les petits-enfatns naissent: une progéniture de douze garçons et filles: Severine, Julie, Aurélien, Jérôme, Stéphane, sandra, Nicolas, Sophie, Anaîs, Alexandre, Julien er Jérémy.
Arriva la meritata pensione, la nostra vecchiaia è sicura e tranquilla: approfittiamo della vita e facciamo qualche bel viaggio. Dal mio arrivo in Francia ho aperto la mia porta a 18 persone arrivate nella nostra terra d’asilo. Sono fiero di aver aiutato nelle loro pratiche dei fratelli, dei cugini e talvolta delle famiglie intere. Naturalmente sono mebro dell’Assoxiazione franco-italiana dei vecchi combattenti di Chambery e decorato con la medaglia di bronzo militare. Nel corso del 1992 Carmela ed io sposiamo definitivamente la Francia. I nostri figli nati in Francia hanno la nazionalità francese. Il primogenito Salvatore, nato in Sicilia, si è fatto naturalizzare all’avvicinarsi del servizio militare. Abitando in Francia da 47 anni, abbiamo richiesto e ottenuto di diventare francesi. Tutta la mia famiglia è ora francese. Siamo preparati a generare numerose generazioni di piccoli francesi: è il mio augurio più caro.
Une retraite bien méritée. Nos vieux jours étant assurés, nous prenons du bon temps et faisons quelque voyages. Depuis mon arrivée en France, j’ai ouvert ma port à 18 personnes arrivant sur notre terre d’asile. Je suis fier d’avoir aidé dans leurs démarches des frères, de cousins, parfois des familles enttèeres. Tout naturellement, je suis membre de l’association farnco-italienne d’anciens combattants de Chambéry. Je suis décoré de la medaille militaire de bronze. Au cours de cette année 1992 Carmela et moi épousons la France, pour toujours. Nos enfants nés en France, sont de nationalité française. L’aîné Salvatore, né en Sicile, s’est fait naturaliser à l’approche du service militaire. Vivant en France depuis 47 qns, nous avons demandé et obtenu d’être farnçais. Toute la famille est désormais sur un pied d’egalitè. Nous sommes parés à engendrer de nombreuses générations de petits français: c’ets mon voeu le plus cher.













